« Le voyage d’Arlo » – 2015

Il y a 65 millions d’années, les dinosaures inventaient l’agriculture.
Il y a 65 millions d’années, les premiers hommes étaient des loups.
Il y a 65 millions d’années, la planète était belle, sauvage, allègrement jurassique et légèrement quaternaire. De quoi donner de vilaines migraines aux paléontologues.

C’est ainsi que le dernier né PIXAR, « Le voyage d’Arlo » ou « The Good Dinosaur » en VO nous embarque dans une épopée initiatique et polémique.

Dès les premières images du film, la météorite censée percuter la Terre ne fait juste que passée et devient une magnifique étoile filante que regardent les parents d’Arlo.
 
Mais qui est Arlo ?
Un Apatosaure, chétif, peureux mais tellement plein de bonne volonté, qui travaille dans la ferme familiale, récoltant le maïs et nourrissant des poules effrayantes (d’ailleurs pourquoi un élevage de poules pour une famille de végétariens??? … étrange … )

Lassé de voir son fils si peu digne de l’esprit entrepreneur familial, Ari, le père de famille, décide de lui confier une mission : attraper le voleur de maïs qui sévit dans leur silo !
Petite surprise scénaristique (enfin si vous avez échappé aux campagnes d’affichage), ce petit voleur est un petit d’homme. Petit sauvageon, grognant et reniflant, son comportement s’apparente plus à celui d’un canidé qu’à celui d’un australopithèque.

Le voyage pour devenir un homme peut commencer !
Ah non, ne confondez pas, c’est bien d’Arlo dont nous parlons. Gagnant en courage et en leadership, dressant le vilain cro’mignon et combattant les vilains dinosaures mangeurs de viande, le petit Arlo revient parmi les siens après un voyage climatique des plus dévastateurs.
« Le voyage d’Arlo » – 2015
Dire que l’époque était rude est un euphémisme.
Les dangers sont partout surtout pour un aussi petit dinosaure de 30 tonnes en moyenne :
cascades géantes, troupeau de bisons (?), montagnes à gravir et à dégringoler, pténarodons n’aimant pas forcément les sushis mais plutôt les apatosaures ou les petits d’homme et  vilaines tempêtes géantes.

Ce petit dernier de PIXAR confirme la tendance de voir les hommes cohabiter avec ces grandes bêtes. Fantasme bien ancré ou une vérité religieuse pour certains? Domestication du mythe ou véritable hérésie scientifique ?

En sortant de la salle noire, ma fille se tourne vers moi et me lance :
« De toute façon, les dinosaures, ils sont tous morts à cause d’une météorites ! »
Ouf me voilà rassurée.


« Le voyage d’Arlo » – 2015


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